Syndicat UNSA des Territoriaux de la Métropole Aix Marseille Provence
Les exécutifs régionaux qui sortiront des urnes le 13 décembre disposeront de compétences élargies par la loi NOTRe, adoptée en juillet 2015, mais leurs domaines d’intervention ne seront au final pas très étendus.
La loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) de juillet 2015 a renforcé le pouvoir des régions au détriment des autres collectivités territoriales.
- La région dispose désormais d’une compétence exclusive en matière économique. Elle élabore un schéma régional dedéveloppement économique, d’innovation et d’internationalisation. Seule collectivité à pouvoir leur accorder des aides directes, elle est la cheffe de file du soutien aux entreprises.
- La région gère les ports et les aéroports, infrastructures nécessaires au développement économique et à l’emploi.
- Elle joue un rôle de premier plan dans la formation professionnelle (apprentissage, reconversion). Elle s’occupe de la formation des chômeurs, des travailleurs sociaux et des professions paramédicales.
- Désormais pivot des mobilités régionales, la région est responsable de l’organisation des transports collectifs routiers, y compris
scolaires, et ferroviaires, en dehors des agglomérations.
- Elle est chargée des lycées publics (construction, entretien, équipement et fonctionnement). Elle recrute et rémunère les
personnels non enseignants et peut organiser des services de restauration scolaire, des aides aux lycéens et attribuer des bourses aux étudiants. Dans le domaine de la recherche, la région finance en particulier les thèses de doctorat.
- La région est responsable de l’organisation et du financement des musées régionaux et de la conservation des archives. Elle peut accorder des subventions aux associations du secteur, pour développer des festivals ou
des manifestations de prestige.
- La région peut soutenir les clubs et associations sportifs et assurer l’entretien ou la construction des équipements sportifs.
En revanche, la région ne s’occupe pas de sécurité, un domaine géré par l’Etat, les communes et les départements et dans lequel la région n’a aucune compétence. La question a pourtant largement agité la campagne, notamment en matière de gestion des flux migratoires en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Mais au lendemain du premier tour, la présidente du Front national, Marine Le Pen, finaliste dans cette région avec son rival de droite, Xavier Bertrand, a admis qu’elle ne pourrait rien faire, si elle était élue, pour changer la situation de Calais, point de fixation de milliers de migrants qui souhaitent rejoindre le Royaume-Uni. “Nous n’avons pas les forces de police à disposition, nous n’en avons pas la compétence et n’allons pas nous attribuer des compétences. C’est à l’État, encore une fois, de prendre ses responsabilités”, a-t-elle indiqué.