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Syndicat UNSA des Territoriaux de la Métropole Aix Marseille Provence

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1.1 La pensée des 6 Collectivités de la future Grande Métropole AMP

1.1 La pensée des 6 Collectivités de la future Grande Métropole AMP

Nous tenions à consacrer une page sur la réflexion des Elus à la tête des différentes Collectivités Territoriales qui formeront la grande Métropole à l'Aube de 2016 :

- Pays d'AIX

Métropole : Maryse Joissains poursuit le combat « Nous ne sommes pas des élus de seconde zone » 15 janv.2015

Qui sommes-nous ?

Alors que s’est ouvert jeudi au Sénat le débat sur les amendements relatifs à la création de la métropole Aix-Marseille-Provence présentés par le gouvernement, Maryse Joissains Maisni, président de la Communauté du Pays d’Aix et maire d’Aix-en-Provence, refuse que les élus de son territoire soient pris pour des « élus de seconde zone » et annonce son intention de poursuivre le combat par la voie d’une loi rectificative, d’ordonnances ou de décrets.

Au terme des quelque 50 réunions qui sont tenues depuis 2011, Maryse Joissains Masini a plaidé de façon constante en faveur de l’instauration d’une coopération métropolitaine plutôt que d’adhérer au projet de création d’une métropole intégrée voulue par le gouvernement et la loi MAPTAM votée le 27 janvier 2014.

Si elle reconnaît quelques inflexions dans l’amendement proposé par le gouvernement, elle souhaite aller plus loin. À l’issue de ce long débat et de la cinquième réunion plénière du conseil paritaire territorial de projets qui s’est tenue lundi 12 janvier à Vitrolles, le président de la Communauté du Pays d’Aix déplore notamment la différence de traitement par le gouvernement du texte sur la métropole du Grand Paris et celui relatif à Aix-Marseille-Provence.

« Forte des engagements que vous avez pris à notre égard et sauf à considérer nos élus comme des élus de seconde zone, je vous demande solennellement de traiter le dossier de la métropole Aix-Marseille-Provence avec une égale vigilance », a-t-elle notamment écrit le 8 janvier dans un courrier adressé au Premier ministre. Soulignant que le périmètre du territoire Aix-Marseille-Provence est quatre fois supérieur à celui du Grand Paris et six fois supérieur à celui du Grand Lyon, Maryse Joissains Masini estime que la question de l’octroi d’une personnalité juridique aux territoires composant la métropole Aix-Marseille-Provence accordé au Grand Paris, relève de l'égalité républicaine et institutionnelle et de l'équité territoriale.

Maryse Joissains Masini continue donc de réclamer au gouvernement que les conseils de territoire créés par la loi bénéficient d’une personnalité morale afin de disposer de la plénitude de leurs responsabilités.

Sur les missions confiées à la métropole, le président de la Communauté du Pays d’Aix veut obtenir l’assurance d’une limitation au seul critère stratégique, des compétences exercées par la métropole jusqu’en 2020. Par la suite, elle demande que ce principe demeure en étant inscrit de façon définitive dans la loi.

Sur le pacte financier et fiscal annoncé par l’État elle demande une sacralisation des ressources des actuels EPCI par un reversement dynamique au moins égal au budget dont ils disposaient sur l'exercice précédant l'entrée dans la métropole (année N-1) de nature à pérenniser le dynamisme des territoires.

Pour Maryse Joissains Masini, ce pacte financier et fiscal devra comprendre un engagement financier supplémentaire de l’État au profit du territoire métropolitain, en particulier pour Marseille. Il devra permette de respecter les engagements pris dans les territoires jusqu’au 1er janvier 2016 et de garantir la stabilité fiscale. Elle demande en outre que des élus soient désignés pour surveiller la rigueur de la métropole Aix-Marseille-Provence sur la gestion des fonds publics afin de prévenir toute dérive financière et fiscale.

Décidée à poursuivre son combat, Maryse Joissains Masini propose donc au préfet des Bouches-du-Rhône d’organiser des réunions mensuelles de suivi jusqu’au 1er janvier 2016, date de l’entrée en vigueur de la loi.

Extrait du site http://www.agglo-paysdaix.fr/actualites

- Pays d'Aubagne

« Le progrès, face à la mondialisation, c’est de retrouver nos racines »

Avocate depuis l’âge de 22 ans, Sylvia Barthélémy vient d’être élue à la présidence de l’agglo. Souhaitant être à l’écoute de toutes les voix, elle entend porter un projet de territoire avec pragmatisme, en restant à l’écoute des communes qui composent la communauté. Gouvernance, emploi, transport, tourisme, métropole sont déjà à l’agenda de la nouvelle présidente du Pays d’Aubagne et de l’Étoile.

C’est votre première mandature à la tête de l’agglo : dans quel état d’esprit l’envisagez-vous ?

Sylvia Barthélémy : Avec fierté, déjà, et un grand enthousiasme car nous avons, dans cette maison, de véritables compétences. J’ai passé de longues années dans l’opposition, ce qui m’a amenée à connaître certains dossiers en étant « de l’autre côté de la rive » ; aujourd’hui, je suis en charge d’y apporter des solutions, de les achever ou de les modifier. L’important, c’est que je ne débarque pas : je sais de quoi je parle. Pour moi, le fil rouge, c’est d’abord de traiter chaque commune avec respect et considération pour tout ce qui est porté par les élus, tout en défendant des projets d’intérêt inter-communautaire. La couleur politique des maires m’importe peu : le fait est qu’ils ont été élus, et souvent brillamment, par le suffrage universel !

Mon rôle, aujourd’hui, est de fédérer tout le monde autour de l’intérêt communal et de l’intérêt général, de gérer de façon harmonieuse et équilibrée, de tenir compte des plus petits villages comme de la commune centre et d’associer chaque maire aux décisions collectives, sans diktat.

Quelles seront les valeurs qui guideront votre façon de travailler ?

S.B. : Les valeurs humaines sont premières, cela va de soi… Mais aujourd’hui, dans la situation que nous vivons, la population demande à vivre le mieux possible, avec les meilleurs services publics et aussi à travailler. Je serai alors pragmatique, et je parlerai d’emploi. C’est pour moi une préoccupation essentielle et c’est une compétence de l’agglo, liée au développement économique. Il y a plusieurs pistes de travail, mais à titre d’exemple, nous observons que dans nos zones d’activité la place se fait très rare pour accueillir de nouvelles entreprises ou pour permettre des accroissements d’autres établissements. Il va donc falloir trouver des solutions pour développer l’installation des entreprises tout en consommant moins d’espace parce qu’il ne nous en reste pas beaucoup. Mon action s’inscrit dans trois mots simples et forts : équité, tempérance et

Modestie :

  • Équité, d’abord, entre toutes les communes, en travaillant sur des projets concrets. J’ai donné les instructions, notamment que l’on reconsidère complètement le dossier du tramway, et le gouffre financier qu’il représentait, au profit de la réouverture de la voie de Valdonne.
  • Tempérance, ensuite, en privilégiant résolument la concertation et la proximité plutôt qu’une coûteuse communication. Je suis heureuse de venir régulièrement dans nos communes, sur le terrain, au contact des maires, ou à la rencontre des entreprises du territoire.
  • Modestie, enfin, dans le train de vie de la communauté et dans l’usage de l’argent public. Car nos concitoyens sont légitimement très attentifs à l’usage ou au mésusage de l’argent de leurs impôts. Nous devons veiller scrupuleusement à l’utilité de chaque euro dépensé. Chaque euro dépensé doit absolument être utile.

Des chantiers qui vous paraissent prioritaires ?

S.B. : Il serait long d’énumérer tous les dossiers qui sont sur mon bureau ! Il y a la finalisation du tramway et sa projection sur la voie de Valdonne. Le dossier des Gargues est par ailleurs énorme : nous avons 40 hectares qui sont stratégiques et pour lesquels, avec le maire d’Aubagne, nous avons contesté le projet de n’avoir que des surfaces commerciales et des logements…

Pourquoi faudrait-il y accueillir des grandes marques pour concurrencer La Valentine, à quelques kilomètres de distance ? Qu’est-ce que cela nous apporterait ? Nous devons veiller à l’utilisation de nos espaces encore libres, préserver notre environnement et notre intelligence. Notre avenir se trouve-t-il uniquement sur le parking des grandes surfaces ? Le progrès, face à la mondialisation, c’est de retrouver nos racines, un coeur de ville, un banc, une fontaine. Par ailleurs, avec le plan de prévention contre les risques d’inondation qui impacte considérablement notre foncier et rend beaucoup de terrains inconstructibles, la zone des Gargues (non inondable) devient particulièrement précieuse. Nous devons être très attentifs à ce que nous ferons de cet espace. La nouvelle ligne LGV est aussi une préoccupation forte. Nous ne pouvons accepter que la traversée d’Aubagne ne se fasse que partiellement en sous-terrain : la plongée en sous-sol est trop tardive, à hauteur du stade Mesones, ce n’est pas possible !

Comment définiriez-vous, aujourd’hui, les atouts du territoire ?

S.B. : Il est formidablement attractif, parce qu’il est au sud, qu’il a un environnement exceptionnel, qu’il est bien desservi par les autoroutes et les voies ferrées… Or il y a un nombre extraordinaire de demandes d’implantations d’entreprises dans le Sud. Et beaucoup d’entre elles restent, malheureusement, insatisfaites. C’est aussi une région de tourisme ; c’est primordial puisque celui-ci peut toucher de nombreux domaines d’activités, dans les industries ou dans le tertiaire. Il y a, en effet, un travail passionnant à accomplir, en la matière, en proposant un parcours touristique qui traverse toutes les communes de l’agglo…

Je pense aux « sports verts », aux pistes cyclables, aux balades, à ce formidable « festival des randonnées », à la Font de Mai, que nous entendons revaloriser en organisant des soirées musicales, ce qui sera une nouveauté dès cet été, et en remettant peu à peu en marche l’animation du site. Il faut toujours s’appuyer sur le bon sol, comme quand on bâtit une maison, et ici, ce sont les traditions : Pagnol, l’argile, les santons, c’est emblématique !

Vous entendez vous appuyer sur la consultation des habitants...

S.B. : C’est tout le sens de la grande concertation organisée entre le 10 et le 13 juin… Car mon souci est d’améliorer bien des services, même s’ils fonctionnent plutôt convenablement. Nous avons déjà certains retours ; on sait qu’il faut faire un effort sur les transports à la demande. Concernant la collecte des déchets, il y a aussi des améliorations qui s’imposent, sur la fréquence mais aussi sur un service tel que le tri sélectif : la population n’y a pas toujours adhéré et il faut le relancer autrement, avec

des points de collecte plus proches de la population. La collecte des déchets verts devrait aussi être repensée, peut être avec un système de porte-à-porte. Mais surtout, il faut développer l’idée des containers enterrés, qu’ils ne soient plus visibles aux coins des rues des centres villes…

Comment progresser sur ces dossiers, sachant que la métropole pourrait être mise en œuvre à l’horizon 2016 ?

S.B. : L’intégration qu’on nous propose foudroie sur place les maires autant que les intercommunalités existantes. J’espère, comme d’autres élus, qu’il y aura un moratoire, du moins une période transitoire au terme de laquelle nous trouverons, tous ensemble, un modus vivendi. D’ailleurs, je suis étonnée quand on nous dit que notre Communauté d’agglomération va disparaître pour laisser place à un « conseil de territoire » composé de 17 conseillers seulement au lieu de 61 aujourd’hui. Il me semble que nous avons tous été élus, lors des municipales, pour 6 ans, au suffrage universel. Il y aurait un problème de constitutionnalité à remettre ce mandat en cause avant qu’il ne soit achevé. Ce projet de Métropole, tel qu’il nous est imposé, n’est pas acceptable ni pour les communes, ni pour l’agglo. Nous l’avons dit à Madame la ministre Lebranchu. Nous sommes constructifs et nous proposerons des amendements à la loi pour la rendre acceptable et trouver un consensus.

Je travaillerai personnellement à l’élaboration de ces amendements dans le cadre de l’Union des maires. Les services de proximité ne doivent pas être détricotés. Les élus locaux sont les mieux à même de répondre aux aspirations de leurs populations.

Gérard Gazay : « la métropole doit respecter les prérogatives des communes »

Premier vice-président de la Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, Gérard Gazay, maire d’Aubagne, est en première ligne pour défendre l’intégrité et les prérogatives des communes dans le cadre de la loi sur la métropole votée le 19 décembre 2013. Signataire de la lettre des 111 maires des Bouches-du-Rhône adressée fin avril au Président de la République, le maire d’Aubagne, explique : « Au 1er janvier 2016, la métropole sera effective mais l’identité et la spécificité de la commune ne peut être engloutie dans une mégastructure administrative, une technostructure génératrice d’impôts. Les prérogatives des maires, notamment concernant le PLU, doivent demeurer ». et de préciser : « Au sein de l’agglo, je suis heureux et satisfait que nous ayons pu tous nous regrouper derrière la démarche d’équité, d’équilibre et de consensus proposée par Sylvia Barthélémy. Notre Pays d’Aubagne et de l’Étoile est un territoire magnifique, doté d’atouts majeurs ». Pour le maire d’Aubagne, « ces atouts doivent être valorisés au maximum, comme c’est le cas pour le tourisme par exemple ». il ajoute : « Nous allons réorienter l’action de l’agglo sur la proximité et la vie quotidienne au service de nos habitants, au service de nos communes.

C’est une priorité absolue ».Gérard Gazay a été élu par l’union des maires, le 17 mai, au sein du groupe de réflexion sur la métropole. Avec lui, c’est la voix du Pays d’Aubagne et de l’Étoile et des 12 communes qui le composent qui se fera entendre.

Extrait du Magazine l’Agglo du pays d’Aubagne et de l’Etoile, n°34 juillet 2014

- Le S A N Ouest

L’UNION DES MAIRES INTERPELLE LE PREMIER MINISTRE

Déterminés à défendre leurs propositions d'amendement, les maires et les présidents d'intercommunalité des Bouches-du-Rhône, opposés à la métropole à marche forcée, font appel à l'arbitrage de Manuel Valls.

La dernière réunion du conseil paritaire territorial (CPT) du 17 octobre 2014, instance désignée par le gouvernement (coprésidée par le Préfet de Région et le président de l’Union des Maires et des Présidents d’Intercommunalité) afin d’apporter des modifications à la loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale —qui prévoit notamment la disparition du SAN Ouest Provence au 1er janvier 2016 prochain— n’a pas tenu ses promesses, c’est le moins qu’on puisse dire. En effet, les maires des Bouches-du Rhône présents ont exprimé leur déception, voire leur colère, face au retour de la ministre chargée du dossier, Marylise Lebranchu, sur leurs propositions d’amendements. Cette dernière ne souhaite pas, notamment, remettre en cause la fusion des six intercommunalités (Communauté d’Agglomération Agglopole Provence (Pays Salonais), Communauté d’Agglomération du Pays d’Aix, Communauté d’Agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, Communauté d’Agglomération du Pays de Martigues, Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole et Syndicat d’Agglomération Nouvelle Ouest Provence) destinée à créer la métropole Aix-Marseille Provence.

Or, lors de ce CPT, le président de Marseille Provence Métropole, Guy Teissier s’est lui-même opposé à cette rigidité gouvernementale : il estime, avec les autres présidents des intercommunalités concernées, que cette fusion est précipitée et ne permettra pas de fonder une véritable coopération métropolitaine. Cependant, l’Union des Maires et les Présidents d’intercommunalité (UMPI) continue de défendre leurs propositions d’amendements (voir document “exposé des motifs” sur le site internet d'Ouest Provence) qui seront portées par les parlementaires des Bouches-du-Rhône. C’est dans cet objectif que les maires des Bouches-du-Rhône se sont particulièrement mobilisés lors du Congrès des Maires qui vient de se tenir les 25, 26 et 27 novembre dernier au Parc des Expositions Porte de Versailles. En effet, plus de 80 maires sur les 113 opposés à la “métropole à marche forcée” étaient présents lors de ce grand rassemblement républicain. Le 26 novembre, à l'occasion du débat intitulé “Demain : quelles communes ? Quelles intercommunalités ?”, Georges Cristiani, président de l’UMPI13, a défendu le projet alternatif de coopé- ration métropolitaine portée par les élus et parlementaires des Bouches du-Rhône en présence de la ministre Marylise Lebranchu.

Débat parlementaire :

Autre initiative, et non des moindres, les six présidents d’intercommunalité et l’Union des Maires ont fait appel à l’arbitrage du Premier Ministre afin de statuer sur leur projet de modification de la loi. Manuel Valls vient de confirmer qu’il les recevra le 9 décembre prochain. L'étape suivante sera le débat parlementaire au Sénat courant décembre 2014 et à l’Assemblée nationale en janvier 2015, concernant la loi Nouvelle Organisation du Territoire de la République (dite loi NOTRe). Dans le cadre des discussions de cette loi censée clarifier les compétences et renforcer les intercommunalités, des modifications substantielles pourraient être apportées à la création de la loi Aix-Marseille, au même titre que celles que le Premier Ministre a considéré et serait prêt à concéder pour le Grand Paris et donc de défendre avec sa majorité gouvernementale. De ce point de vue, les maires des Bouches-du Rhône n’accepteront jamais que le “deux poids, deux mesures” (des concessions faites aux élus du Grand Paris et la fermeté pour les élus d’Aix-Marseille) puissent l’emporter sur la nécessaire et indispensable équité républicaine garantie par la constitution.

Toute l'actualité sur www.ouestprovence.fr

Article extrait du Mag Ouest Provence N°49 de Décembre 2014

- Le Pays de Martigues

La CAPM continue d’agir contre la Métropole…..

Face à la volonté du gouvernement d’imposer la métropole aux territoires, le Pays de Martigues continue de lutter aux côtés de la quasi-totalité des maires du département. Un engagement pour la défense des services publics de proximité que la CAPM a mis en place. Le Président s’exprime…

C’est par arrêté préfectoral du 29 septembre 2000 que le Préfet a entériné le projet de périmètre de la Communauté d’Agglomération de l’Ouest Etang de Berre (CAOEB) et fixé la liste des communes intéressées : Martigues, Port de Bouc et Saint-Mitre-les Remparts.

Par délibération concordante des 3 conseils municipaux, les trois communes ont adopté les projets de statuts de la CAOEB et cette création a été autorisé en date du 29 décembre 2000.

Notre CAPM est donc né au début du 21e siècle, conçue, souvenons-nous, dans la continuité du Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples (SIVOM) qui était, déjà, géré par nos trois villes depuis plus de trente années.

La cohérence géographique, économique, sociale et politique reste l’autre fondement du développement de notre agglomération et aussi sa force. Il s’est agi dès le premier jour de conforter et d’assumer pleinement les mêmes services rendus à nos populations, qu’elles soient de Martigues, de Port-de-Bouc ou encore de Saint-Mitre :

  • Eau
  • Assainissement
  • Collecte des déchets et tri des déchets
  • Développement économique
  • Emploi formation professionnelle
  • Transports urbains
  • Social

Autant de compétences que nous avions choisi de partager et de placer dans les services publics performants, sous l’œil attentif et vigilant des habitants du Territoire.

Vous n’ignorez pas que le gouvernement, avec la loi MAPTAM de janvier 2014 amendée par la loi NOTRe (Mai 2015), crée la Métropole Aix Marseille Provence par la fusion de 6 Communautés d’Agglomérations : MPM, CPA, AGGLOPOLE, Pays Aubagne, CAPM et le SAN.

Par cette fusion, les Intercommunalités actuelles se transforment au 1er janvier 2016 en simples conseils de Territoires et seront sans autonomie financière et fiscale, sous tutelle métropolitaine.

Ainsi, la métropole récupère la fiscalité de la CAPM qui n’aura plus aucunes maîtrises des taux et de la pression fiscale sur les assujettis du territoire.

A titre d’exemple, la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères qui est de 0% chez nous depuis toujours, risque d’être impactée par l’entrée en métropole où la moyenne des taux est actuellement supérieure à 12%, dont 18% pour la seule ville de Marseille, ce qui est énorme.

A ce jour, nous sommes dans la crainte de voir cette outil de solidarité se détourner de sa vocation première pour n’avoir comme seul objet que la récupération des moyens financiers et fiscaux pour le fonctionnement de cette tentaculaire structure.

A ce jour, nous sommes dans la crainte que la construction de ce grand territoire ne puisse se faire sans affaiblir les villes et villages autour de Marseille.

Il n’est pas possible d’imaginer la mise en place d’une métropole par défaut, sans prendre en compte l’avis des populations et de leurs représentants, les élus, avis indispensables pour adapter les projets des uns aux ambitions des autres.

Dans les rencontres avec le gouvernement, nous avions réaffirmé notre accord pour un projet basé sur le principe de la coopération multipolaire de projets.

Nous avions proposé 3 volets aux solidarités métropolitaines :

  • Le transfert au 1er janvier 2016 de 5 compétences : *la coordination économique * la protection environnementale * les transports * l’université et la recherche * la coordination des SCOT
  • Le maintien des intercommunalités actuelles avec une autonomie financière et fiscale durant 4 ans
  • L’évaluation pendant 4 ans du Projet métropolitain pour définir au 1er janvier 2020 les périmètres définitifs de la Métropole Aix Marseille Provence.

C’était le socle de la discussion engagée avec l’Etat. C’était la chance que n’a pas saisie l’Etat, c’était réussir le projet métropolitain ensemble.

Interview extrait de « Le MAG n°23 avril-juin 2015, journal de la communauté d’agglomération du Pays de Martigues

- Agglopole Salon

« Nous ne sommes ni Marseillais, ni Aixois. Nous sommes nous et comptons le rester ».

Avec fermeté et attachement à son pays, Nicolas Isnard trace les grandes lignes de sa présidence. Au programme, de nouvelles perspectives pour l’intercommunalité. Un élargissement des champs de compétences qui devrait resserrer les liens entre les 17 communes et donner plus de poids face aux Intercommunalités voisines. Il est temps de se démarquer

Pour les habitants du territoire qui ne vous connaissent pas encore, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis un enfant du pays. Né à Salon-de-Provence, d’un père natif de Berre l’Étang, je n’ai jamais quitté ce territoire. J’ai passé mon bac à Salon et j’ai fait ensuite mes études à l’institut d’études

politiques d’Aix-en-Provence. Je connais bien les particularités de ce territoire, car j’y vis et travaille depuis toujours. Depuis 1997 et jusqu’à ce que je sois élu, j’étais l’attaché parlementaire du député

Christian Kert dont la circonscription couvrait une grande partie d’Agglopole Provence. J’en connaisaussi les forces vives, tant au niveau économique qu’associatif, comme notamment celles du club de basket qui fut champion de France de national 2 alors que j’en assurais la présidence. L’un des objectifs de mon mandat est de préparer la vie de nos descendants, de la Durance à l’Étang de Berre.

Vous venez de prendre la présidence de la communauté d’agglomération. Quelles sont, selon vous, les forces et faiblesses de ce territoire ?

Sa grande force réside dans sa situation géographique au coeur de ce département si prisé qu’est celui des Bouches-du-Rhône, à la croisée des autoroutes nord/sud et est/ouest, aux portes des gares TGV et de l’aéroport

international. Un emplacement stratégique. Un autre atout : sa diversité. Ce mélange de ruralité, d’industries, de sites urbains, et de villes côtières ouvre de grandes perspectives. Un point faible ?Le manque d’ambition de ce territoire. Jusqu’ici, la gouvernance a été marquée par la prudence. C’est un constat et non un reproche. Notre situation économique est saine, mais comme les intercommunalités voisines, il me semble intéressant d’utiliser l’intercommunalité comme un véritable outil de développement du territoire. Agglopole Provence doit trouver un nouveau souffle.

Le conseil communautaire a été en grande partie renouvelé avec des élus aux parcours différents. Comment vous êtes-vous réparti les rôles et missions de chacun ?

Chacun d’entre nous a ses spécificités et ses convictions politiques. L’enjeu était de créer une homogénéité du personnel politique et de travailler ensemble main dans la main afin de défendre les intérêts de notre territoire et de ses concitoyens. Ce renouvèlement amène également une autre vision de l’intercommunalité, un nouvel état d’esprit et de nouvelles compétences. La diversité des parcours des vice-présidents fait notre force : je pense aux idées sur le tourisme du maire d’Alleins, sur la culture du maire de Mallemort ou encore la grande connaissance du milieu agricole du premier magistrat de Lançon-Provence pour ne citer qu’eux… Une équipe qui sait aussi s’appuyer sur l’expérience des élus déjà présents au cours du précédent mandat.

Quels sont les grands projets que vous souhaitez impulser ?

Je veux tout d’abord élargir le champ des compétences en veillant à respecter l’équilibre financier et à la stabilité de la fiscalité locale. Le chantier débute très bien avec le transfert de la compétence des pôles multimodaux. Nous

allons pouvoir gérer en direct les sites de Salon, Rognac et Velaux. À 17 communes, nous aurons plus de poids qu’à une seule pour négocier la multiplication des liaisons TER. Nous étudions également la possibilité de mutualiser les ressources et les projets touristiques, sportifs, culturels ainsi que la restauration collective. En parallèle, nous ouvrons un chantier prioritaire, celui de l’emploi, nous voulons réussir la

bataille de l’emploi en faisant prospérer notre territoire. Cela passe notamment par les projets d’extension de zones d’activités comme celles de la Gandonne à Salon ou de la Coudoulette à Lançon. Nous attendons également l’arrivée de nouvelles enseignes sur la zone d’Euroflory à Berre, qui se traduira par des créations de postes.

Quelles sont les premières concrétisations de votre travail ?

Avec mon équipe, j’ai affiné et finalisé le nouveau réseau de transport en commun qui circulera à compter du 7 juillet. Il a été repensé pour mieux répondre aux aspirations de chacun. C’est une grande fierté pour nous. La navette gratuite prévue au nord de Salon, sur le site du Touret a été abandonnée au profit du parking Danton qui était séparé de la gare par une passerelle peu accessible. En partant de Danton, elle est à disposition des usagers des 700 véhicules qui s’y garent quotidiennement. Concernant la fiscalité, nous avons tenu à réduire la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) pour les petites entreprises. C’est une façon de maintenir l’activité économique. Et puis, d’ici quelques mois, vous verrez aussi une amélioration du tri des déchets grâce à la requalification de la déchèterie de Salon et à la création d’une seconde en périphérie. D’ici la fin de l’année, les habitants du territoire percevront déjà, je l’espère, les changements d’orientation politique.

La métropole se dessine à l’horizon 2016. Quelle est votre position à son égard ?

Je suis favorable à la métropole, mais pas sous cette forme. Oui à la mutualisation en matière de transports, mais pas en ce qui concerne l’urbanisme et la fiscalité locale. Il est toutefois temps de nous y préparer et de le faire bien, afin d’y entrer avec le plus de poids possible et une véritable cohérence territoriale. En revanche, nous ne sommes ni Marseillais, ni Aixois, nous sommes nous et nous nous mobiliserons pour que notre identité et notre territoire soient respectés.

Interview extrait de « Magglopole – n°18 Juillet 2014

- Marseille Provence Métropole

Vers la métropole

La loi du 27 janvier 2014 de Modernisation de l'Action Publique territoriale et d'Affirmation des Métropoles, dite loi Mapam, crée un nouveau statut de métropole pour Paris, Lyon et Marseille en étendant les compétences confiées aux Communautés urbaines.

La métropole Aix-Marseille-Provence sera ainsi créée le 1er janvier 2016.

La loi rend automatique la transformation en métropole des intercommunalités qui répondent à certaines conditions, notamment de population (plus de 400 000 habitants).

Bordeaux, Brest, Grenoble, Lille, Montpellier, Nantes, Rennes, Rouen, Strasbourg et Toulouse sont donc également concernés par cette transformation métropolitaine.

Communiqué de presse extrait du Site http://www.marseille-provence.fr/

LE DEPUTE GUY TEISSIER, PRESIDENT DE MARSEILLE PROVENCE METROPOLE, VOTE CONTRE LE PROJET DE LOI NOTRe Marseille, 10 mars 2015

Dans le projet de loi sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République, de nouvelles dispositions étaient prévues pour la métropole Aix-Marseille Provence.

La plupart des propositions formulées collégialement par les élus n’ont pas été retenues, alors que le Premier Ministre ainsi que la Ministre de la décentralisation avaient chacun assuré « vouloir en tenir compte ». Ces propositions avaient pour objectif de favoriser des conditions de consensus face à l’opposition forte et quasi-unanime des maires de notre département.

Guy Teissier a alors présenté des amendements en commission des lois, puis en séance publique, autant de propositions « raisonnables » qui permettaient de garantir les ressources des communes, de donner aux territoires les moyens de continuer d’assurer une qualité du service public, d’éviter des hausses d’impôts non maîtrisées, de ne pas imposer de projet métropolitain qui impacterait fortement une commune sans l’avis de son conseil municipal, et enfin de permettre aux élus de travailler dans de bonnes conditions.

Malgré le soutien de nombreux députés des Bouches du Rhône de toutes sensibilités, ces amendements de bon sens, ont été ignorés avec mépris par un gouvernement qui manifestement n’avait pas pour objectif de favoriser le débat mais d’obtenir un vote sans modification des articles prévus, et ainsi éviter toute discussion ultérieure.

La parole des élus n’a pas été écoutée, les engagements du Premier Ministre n’ont pas été respectés : dans ces conditions, Guy Teissier a voté contre le projet de loi qui ne permet pas une mise en œuvre efficace et réaliste de la métropole.

Guy Teissier réaffirme sa volonté de voir se créer la métropole comme moteur d’un développement profitable à tous les territoires, mais une métropole respectueuse des communes et de leurs maires, porte-paroles légitimes de leurs concitoyens, et porteuse de projets partagés.

« Je ne conçois pas une métropole qui oppose les uns aux autres parce qu’elle se montre incapable de les rassembler. Je crois en une métropole qui nous respecte et nous ressemble, seule condition de l’émergence d’une ambition collective »

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