Syndicat UNSA des Territoriaux de la Métropole Aix Marseille Provence
07 janvier 2011 - Une fois de plus -et la sortie du député socialiste Manuel Valls sur les 35 heures le démontre- les questions sociales ne souffrent pas l’incompétence et sont celles qui se prêtent le moins aux effets de manches médiatiques.
Quel peut être aujourd’hui le débat sur les 35 heures dans notre pays ? Il est simple.
Oui ou non veut-on revenir sur les 35 heures comme durée légale hebdomadaire du travail ?
Oui ou non veut-on supprimer la durée légale du travail et fixer la durée du travail par accord conventionnel entre partenaires sociaux ?
Voilà les seules questions qui peuvent se poser si l’on veut aborder le sujet des 35 heures. Quant à vouloir « déverrouiller » les 35 heures, ce n’est ni plus ni moins qu’une absurdité car il n’y a plus rien à « déverrouiller ». La loi du 20 août 2008, après plusieurs autres, a permis aux entreprises une grande « souplesse » d’application (heures supplémentaires, dérogations, exonérations et défiscalisation des heures supplémentaires etc..).
Toucher aux 35 heures, c’est obligatoirement remettre en cause la durée légale du travail.
Ajoutons que cette remise en cause de la durée légale s’appliquerait aussi bien au secteur privé qu’au secteur public.
Pour l’UNSA, la remise en cause de l’actuelle durée légale du travail constituerait un acte d’une extrême gravité qui appellerait une mobilisation de très grande ampleur.